Pourquoi les femmes ne se soutiennent pas ?

  1. La faute des hommes ?
  2. Reconnaitre que nous avons toutes été influencées et donc aidées, un moment ou un autre, par des femmes.
  3. Mettre son égo de côté et dire Merci
  4. Un manque de reconnaissance et de soutien : reflet d’un manque de confiance en soi 
  5. Une question de culture ?
  6. Transformez votre jalousie en inspiration
  7. Prendre plaisir à se soutenir entre femmes : un cercle vertueux
  8. Se soutenir entre femmes, toutes les femmes
  9. L’absence de soutien voire le dénigrement entre femmes de même origine

Pour rappel, lorsque j’ai commencé à entreprendre, c’était en grande partie pour subvenir aux besoins de mon fils, comme je l’ai expliqué dans mon article précédent (lien). C’est certainement parce que j’étais déjà mère que je me suis tournée vers l’esthétisme puisque niveau organisation, indépendance et créneau horaire c’était parfait.

Je travaillais chez moi, je fixais les rendez-vous selon mon emploi du temps etc. Aujourd’hui, les choses ont évolué, j’ai deux enfants, un salon et des activités annexes. Alors l’équilibre vie privée/vie professionnelle, croyez-moi que c’est un défi que je connais ahah ! Je vais être honnête, je suis toujours en train de chercher l’équilibre parfait. Quand on est entrepreneur(e), il existe déjà des hauts et des bas mais alors quand en plus on est maman, c’est les montagnes russes ! Et c’est normal que parfois rien n’aille comme on le voudrait. Sinon on n’apprécierait pas les moments où tout fonctionne non ?

Ce que je veux dire c’est qu’il nous arrive à toutes de se sentir dépassées, ça ne sert à rien de lutter. Si un sentiment veut s’installer alors il s’installe. Par contre, ce qu’on peut contrôler c’est son organisation : comment vais-je faire pour gérer au mieux mon emploi du temps ? Comment vais-je faire pour prévenir au maximum les imprévus et éviter de Aujourd’hui je souhaitais aborder un sujet très important à mes yeux : le soutien entre femmes. C’est un sujet auquel j’ai beaucoup pensé, qui a beaucoup évolué de façon personnelle selon les différentes périodes de ma vie et un sujet que je continue à beaucoup questionner.


  1. La faute des hommes ?

Premier constat : malgré ce qu’on peut voir au quotidien en apparence et sur les réseaux sociaux, la plupart des femmes se sentent en concurrence.

Elles en deviennent mauvaises, aigries et jalouses et je pense sincèrement que cela vient de la façon dont les hommes nous ont traitées et nous traitent. Depuis la nuit des temps, les hommes nous mettent en compétition, telles des lionnes en cage. Avec le temps et presque de façon instinctive, la concurrence entre femmes s’est donc installée.


Pendant longtemps, moi-même je faisais partie de celles qui disaient « je ne traîne pas avec les femmes moi ! » et j’en étais fière. Je ne pouvais pas me les voir et je répétais qu’on ne se supportait pas. Je disais aussi qu’au moins avec les hommes c’était plus simple et qu’on se comprenait mieux. La vérité c’est qu’à cette époque, comme toutes les personnes qui déversent de la haine pour rien, j’étais mauvaise.

Dès que j’ai commencé à me cultiver, à lire des livres de développement personnel et à regarder des vidéos sur la Loi de l’attraction, ma vision du monde a totalement changé. Entre autres, j’ai compris que rejeter constamment la faute sur les autres n’était pas la façon dont je voulais vivre. A partir du moment où j’ai accepté que tout se passait entre moi et mes pensées, et que j’ai accepté d’assumer la responsabilité de mes actes, mon attitude a changé. J’ai commencé à comprendre que les femmes n’étaient pas le problème. Je refusais de laisser l’avis des hommes m’influencer malgré la société, largement dominée par les hommes dans laquelle nous vivons.

Cette vision des choses m’a incitée à me mélanger avec des femmes, à commencer à en côtoyer de plus en plus. Très vite je me suis rendue compte que je pouvais aborder avec elles des sujets que je n’abordais pas avec les hommes, qu’on se comprenait et que finalement elles étaient simplement comme moi, des femmes. Parce que j’avais mis de côté toutes les mauvaises pensées et les préjugés que j’avais envers elles, j’ai commencé à les apprécier. Je me suis dit « mais en fait elles sont comme moi, elles ont les mêmes problèmes que moi, elles ont les mêmes peurs que moi et elles vivent les mêmes choses que moi », ce qui m’a amené à me demander « pourquoi je leur ferai du mal ? car en les dénigrant c’est comme si je me dénigrais moi-même ».


Alors même si nous avons été poussées à se critiquer gratuitement, je pense qu’il est grand temps d’arrêter ! Je pense que la concurrence non constructive n’a plus lieu d’être, sinon ça voudrait dire que nous laissons les hommes faire ce qu’ils veulent de nous. En termes de business, le mot concurrence existera toujours car nous serons toujours plusieurs à faire le même métier. Par contre, je ne comprendrai jamais cette concurrence déloyale et mauvaise ; celle dont le but est d’écraser l’autre gratuitement et par pure méchanceté. Je vois la concurrence comme un moteur. Il est normal pour avancer de s’inspirer des autres et de suivre de près les tendances. Mais pourquoi laisser place à la haine et à la jalousie ? Il y a assez de place pour tout le monde. La concurrence devrait rester saine et nous pousser à nous surpasser pour faire mieux. 


  1. Reconnaitre que nous avons toutes été influencées et donc aidées, un moment ou un autre, par des femmes.

De plus, je pense qu’il est grand temps que nous faisions preuve d’honnêteté envers soi-même : tout le monde s’inspire de tout le monde, ce qui signifie que nous avons toutes été aidées par une femme un jour. Dans ma vie par exemple, j’ai réalisé la majorité des choses seule, vraiment tout seule. Mais je ne nierai jamais avoir été aidée, volontairement ou pas, par d’autres femmes. Que ce soit en les observant, en les voyant faire ce qu’elles faisaient, en m’inspirant d’elles, elles m’ont aidée. Dans mon métier, j’ai été formée par des femmes qui m’ont guidée par leurs conseils bienveillants. Peut-être que sur le moment ce n’était pas particulièrement voulu de leur part, mais je leur en suis reconnaissante. Alors rien que pour ça, je respecterai toujours les femmes, toutes les femmes.


Par exemple, quand j’ai lancé Zineb Gabriel Cosmetics, au début je me suis inspirée de Huda Beauty. J’adorais son univers. Elle m’a tellement inspirée dans ce qu’elle proposait, j’étais fascinée par la façon dont elle gérait son succès et comment elle gérait son business ! Mais très vite, je me suis focus sur moi et j’ai tellement évolué sur mon business que Huda Beauty m’est totalement sortie de la tête. Ce n’est que récemment que je suis repartie voir ce qu’elle faisait. Elle a été ma première motivation et elle m’a tellement inspirée sur l’avancement de mes projets.

Deuxième femme qui m’a aidée, il s’agit d’une femme en Thaïlande qui m’a formée. Je l’admire et je la remercierai toute ma vie pour ce qu’elle a pu m’apporter. Vous pourrez me dire « ouais mais c’est son métier tu l’as payée pour qu’elle te forme » ! Alors oui c’était son devoir mais ça m’est égal. Sa façon d’être, la pédagogue qu’elle a été, la façon de m’accueillir et de me recevoir… c’était incroyable et donc en rentrant, je me suis dit que moi aussi je pouvais faire ça ! Peut-être qu’elle ne le sait même pas mais elle m’a aidée en m’inspirant, comme beaucoup beaucoup beaucoup d’autres femmes. Et c’est une chose que j’admets et que j’accepte. Plus encore, dont je suis fière et c’est très important. C’est comme ça que mentalement on va bien.

Enfin et pas des moindres, ma mère a été un modèle et une inspiration. De manière universelle, je pense que pour nous toutes, la première inspiration féminine que nous devons reconnaitre et accepter, c’est sa mère. C’est la première femme à qui on se réfère naturellement, en voulant lui ressembler et en voulant la rendre fière. Je sais que nous n’avons pas toute la même relation avec notre mère, certaines sont très proches, d’autres se détestent, d’autres n’en n’ont pas eu. Et peu importe votre cas, vous pouvez être bien dans votre peau, à condition de faire un travail d’introspection, en se demandant sincèrement « Quelle est la femme/les femmes à qui je me réfère ? » et ce, en termes de cheveux, de look, de mimique, de vision du monde… Parce qu’être honnête avec soi-même c’est se donner la chance d’être bien dans sa peau et bien mentalement.


  1. Mettre son égo de côté et dire Merci

J’ai aidé beaucoup de femmes à monter leur business et à croire en elles. J’ai notamment aidé des femmes à être formatrice alors que c’est mon métier. A aucun moment je me suis dit qu’elles risqueraient de prendre ma place. Pas du tout ! Je suis certaine que ce n’est pas parce que je partage ma lumière, qu’elle sera moins brillante. Quand une bougie en allume une autre, elle reste toujours aussi resplendissante. Aujourd’hui certaines de ces personnes, que j’ai aidées, ne me diraient même pas bonjour ! Et alors un merci n’en parlons pas ! Elles vont dire « oui mais si Zineb l’a fait, elle doit le faire de bon cœur et pas pour demander de la reconnaissance derrière ». Evidemment, je ne vais pas leur courir derrière ! Je laisse la culpabilité et le sentiment d’imposture le faire à ma place. Mais ce qui est dommage, c’est que dire « Merci » c’est plus que des mots, c’est encourager l’autre à continuer d’aider. Dire « Merci Zineb de me donner un coup de pouce » c’est me conforter à l’idée que « oui je fais la bonne chose » et ça m’encourage simplement à être une bonne personne. C’est en ça que ça devrait aller dans les deux sens : je t’aide mais montre-moi que ce que je fais j’ai raison de le faire, j’ai raison d’être quelqu’un de bien avec toi. C’est important de reconnaitre qu’on a été aidée par d’autres et de mettre son égo de côté pour dire « merci, oui tu as été une source d’inspiration ». 


  1. Un manque de reconnaissance et de soutien : reflet d’un manque de confiance en soi 

Comme je l’évoquais précédemment, je n’ai jamais eu peur d’apprendre aux autres comment faire ce que je sais faire. Je n’ai jamais eu peur d’aider l’autre, et d’autant plus quand il s’agit d’une femme car que je le veuille ou non, elle est une partie de moi, par le simple fait d’être une femme.  

Quand je sais que telle technique fonctionne ou que telle démarche permet de décoller, je n’ai aucun problème à le montrer et à le partager pour qu’elles aussi avancent et réussissent. Aujourd’hui j’ai envie d’aider les autres femmes pour qu’elles arrivent au stade où j’en suis. Et je pense que si je suis ainsi, c’est parce que je sais qui je suis et que je suis bien dans ma peau. Les gue-guerres, les combats de regards, se descendre, se critiquer…Ça ne dupe plus personne ! Travaillez sur vous-mêmes. D’autant que tout ça a un impact négatif sur votre mental. En étant dans cette atmosphère de haine envers les autres femmes, on s’empêche d’avancer. On part d’un mauvais pied en s’engageant dans une guerre perdue. Envier l’autre pour son corps, son compte en banque, son chéri, ses enfants…. Vous allez baigner dans une négativité et une méchanceté, qui on sait, n’ont jamais été bonnes pour le mental. Que ce soit le corps ou le cerveau, ils n’aiment pas ça et ils vont vous le faire savoir. Dans un mood de haine on finit par stagner et faire du surplace, on se fait bouffer par les idées noires. Au final, vous n’avancez à rien tandis que l’autre continue sa meilleure vie.

Or, si vous prenait conscience qu’une femme est une femme, qu’elle fait partie de votre camp et qu’elle est une partie de vous, vous serez plus en paix avec vous-même. En fait, une autre femme aura beau ne pas avoir le même statut social, pas le même métier, pas la même éducation, elle restera une femme qui sera constituée de la même manière que vous, qui a les mêmes hormones, les mêmes problèmes de complexes. Cracher son venin sur elle c’est s’en cracher sur soi-même.


  1. Une question de culture ?

Alors oui je vais blâmer un petit peu la France. Vous allez vous dire que j’ai un problème avec la France et que je n’aime pas mon pays, et les plus virulents vont me dire que je n’ai qu’à dégager mais j’aime mon pays, j’aime la France notamment parce qu’on a le droit de la critiquer. On a le droit de soulever ce qui nous paraît absurde et anormal pour avancer et progresser... Bref, j’ai envie d’aborder le sujet de la mentalité française. Bien différent d’une stigmatisation, quand je parle de mentalité française je parle des traits communs et évidents qui ressortent, et qui se manifestent de façon scientifique au travers des études.

Dès qu’on s’intéresse de près aux sujets des femmes qui réussissent dans le monde, on part à l’étranger. J’ai remarqué que dans des pays comme les US ou le Canada, les femmes réussissent beaucoup plus qu’en France. Là-bas, elles ont plus de pouvoir en termes de business, de qualité de vie et d’influence parce que culturellement, de façon hypocrite ou pas, elles sont habituées à aller vers les gens et à s’encourager. Aller motiver, complimenter, et dire un mot gentil c’est dans leur culture. Et ça, ça vaut pour moi tout l’or du monde ! Et vous ne pouvez pas me contredire, ce n’est tellement pas ancrer dans la mentalité française. 

Dès l’école, la majorité des profs ne viennent pas individuellement nous booster ! Il y a peut-être un prof sur 10 qui nous donne confiance et qui nous donne envie de lui rendre en obtenant des bonnes notes et en se donner les moyens.

Au travail, dans le monde salarial français c’est pareil. Entre femmes, la compétition est horrible ! Ici, on serait capables, par pure jalouse et méchanceté, de se battre pour une promotion face à une collègue dont on sait qu’elle le mérite plus que nous. Ici, on ne sait pas accepter que « oui elle est meilleure que moi, c’est son tour elle le mérite, mon tour arrivera plus tard ». Ça devrait être ça la mentalité. Et pendant ce temps les hommes nous regardent, avec leur air narquois, en nous jugeant et en se réjouissant de cette guerre. 


  1. Transformez votre jalousie en inspiration

Il faut prendre conscience de ça et arrêter de tout voir en mal. S’il y a quelque chose qui vous plait chez une femme et que vous enviez, transformer votre jalousie en inspiration ! Plus encore, je vous invite à aller voir cette femme et à lui dire ce que vous trouvez beau chez elle. Par exemple, imaginez que vous croisiez une femme avec une chevelure de rêve ! Allez lui dire que vous adorez ses cheveux. Je vous promets qu’au lieu de vous trainer une jalousie qui vous pourrit et qui vous gâche la journée, vous allez continuer votre chemin avec du baume au cœur. Vous rentrerez, avec l’envie de prendre soin de vos cheveux et avec une sérénité incroyable. 

En complimentant cette femme, vous aurez tout gagné : premièrement vous lui aurez mis du baume au cœur, deuxièmement vous vous sentirez légère et bien dans votre tête. Vous n’êtes pas parasitée par des pensées négatives et vous restez focus sur vous et vos affaires toute la journée.


  1. Prendre plaisir à se soutenir entre femmes : un cercle vertueux

Très vite, vous allez prendre l’habitude de voir la vie avec un spectre positif. En voyant les retombées des pensées positives, vous allez prendre de plus en plus de plaisir à soutenir les autres femmes. Aujourd’hui, j’adore ça, j’adore être entourée de femmes et qu’on se tire vers le haut. Quand je travaille, j’essaye toujours d’emmener des femmes avec moi pour leur prouver que pour elles aussi c’est possible. Aujourd’hui, je travaille dans une atmosphère plus que parfaite avec des ondes puissantes de femmes avec moi. Je trouve ça beaucoup plus valorisant d’être entourée de femmes fortes que d’avoir des hommes puissants car à eux, on leur a toujours dit que c’était possible. Nous, les femmes, on sent chaque limite qu’on brise, on sent chaque plafond de verre qu’on brise et c’est stimulant !

Donc je pense que c’est une sorte de responsabilité, entre femmes, de se prendre la main pour se tirer vers le haut et de se dire : « viens avec moi, regarde oui c’est possible pour nous, regarde ce que tu peux faire ».


 


Vous savez, j’ai toujours eu un rêve très fort depuis que j’ai changé ma mentalité vis-à-vis des femmes, c’est qu’un jour j’ai une holding de femmes. En rentrant dedans : que des femmes de ouf, chacune aussi forte que l’autres, chacune avec ses capacités, chacune avec son savoir, pas une plus haute que l’autre, juste chacune a son talent et présente pour faire fructifier le business des unes des autres. Est-ce que cette idée vous inspire ? Si elle vous semble inconcevable et que d’emblée vous imaginez des crêpages de chignons, c’est que vous avez encore des problèmes à régler avec vous-mêmes et à réviser la vision que vous avez des femmes. Si l’idée vous plaît, continuez à travailler pour réaliser vos rêves et entourez-vous de bossgirls !


  1. Se soutenir entre femmes, toutes les femmes

J’ai essayé précédemment d’exposer les raisons pour lesquelles nous ne nous soutenions pas entre femmes. Je vous ai également montré que finalement, vous perdiez tout à critiquer l’autre. Mais il y a quelque chose sur lequel j’aimerai passer du temps : nous devons nous soutenir, toutes, sans exception. Il y a des femmes qui jugent d’autres femmes sur ce qu’elles font, comment elles s’habillent, leurs pratiques, leurs fréquentations. Elles se disent « oh mais regarde ce qu’elle fait, elle a aucun respect pour elle-même » !

Premièrement, même si nous sommes toutes liées par le fait d’être des femmes, nous sommes toutes différentes. Chacune d’entre nous est unique et c’est ça la beauté du monde. 

Ensuite, je pense qu’au lieu de blâmer une personne aux mœurs légères (de notre point de vue), il serait intéressant d’échanger et d’essayer de comprendre pourquoi elle agit comme ça non ? La plupart du temps, si je prends l’exemple des femmes qui aiment les hommes mariés ou les femmes infidèles, c’est juste qu’elles sont perdue. Se soutenir entre femmes, c’est aussi qu’au lieu de la laisser dans sa merde, déchirée et blessée, c’est lui prendre la main et l’aider.

En plus, je suis certaine qu’on a toute était, dans un stade de sa vie, une femme mauvaise, méchante, infidèle, peu importe la forme que cela a pris. On a toutes était perdue et pas assez mature pour se rendre compte qu’on devait se soutenir. On a juste eu besoin d’un déclic pour se dire « ok j’arrête ça » parce qu’on a vu quelque chose de bien, qu’on a été influencée par quelqu’un de bien, qu’on a vu une femme se comporter d’une façon et qu’on s’est dit « wow ! je veux être comme elle ». Nous pouvons toutes être cette main tendue, ce déclic pour une autre.


De la même façon, si vous avez été trompée par votre conjoint, je vous conseille de prendre du recul et de ne pas blâmer l’autre femme. A moins qu’il s’agisse d’une copine, cette femme n’avait aucun compte à vous rendre. Et vous ne pouvez pas lui en vouloir de ne pas avoir les mêmes valeurs que vous, vous courrez après une peine perdue. La stalker, l’insulter, lui faire du mal ne vous aidera pas. L’engagement c’est vous et votre compagnon. Evidemment c’est plus facile à dire qu’à faire, parce qu’on est des humains, on a un cœur et ça fait mal d’imaginer notre homme désirer une autre, mais se morfondre et déverser votre haine sur cette femme ne servira à rien. Encore une fois, c’est un moyen détourné pour oublier le principal responsable : l’homme ! C’est lui qui vous a fait du mal, c’est lui qui n’a pas respecté son engagement. Mais n’oubliez pas qu’un homme qui n’est pas droit dans ses bottes, c’est un homme faible qui ne va pas bien car quand on va bien on ne fait pas souffrir les autres. Alors, restez forte, tirez-en des leçons et forgez votre mental et votre caractère. Prenez le temps d’imaginer la femme forte et puissante que vous souhaitez être et demandez-vous si cet homme en est à la hauteur ? Dites-vous bien qu’il ne vous a pas trompé mais qu’il s’est trompé lui-même.


  1. L’absence de soutien voire le dénigrement entre femmes de même origine

Pour finir, il me tenait à cœur d’évoquer une problématique que je trouve très grave et cruciale même : l’absence de soutien entre femmes de même ethnie, de même culture, de même origine. Là on rencontre un très gros problème ! Moi, je suis algérienne, marocaine et j’ai des origines malienne de part ma mère. Donc je suis africaine et très très très fière de l’être !

Et je me suis rendue compte que dans ma vie j’ai rencontré beaucoup de problèmes, dans le travail ou dans ma vie personnelle, avec des femmes de la même origine que moi. Et je me suis souvent demandée « mais comment est-ce possible, quand on a les mêmes origines, les mêmes cultures et très certainement la même éducation de se descendre à ce point-là ? Comment est-ce qu’on peut se détester à ce point-là » ? Honnêtement je n’ai pas la réponse, je n’ai jamais réussi à l’expliquer.

Je me suis demandée si c’était parce que la femme en face était un reflet de soi-même mais avec plus de choses et la réussite qu’on désirait ? Et qu’alors, au lieu de s’en inspirer on avait tendance à la jalouser et à la descendre ? Et qu’au lieu de la féliciter et de lui démontrer sa fierté on la critiquait ?

Je ne vais pas aller plus loin car à part poser sincèrement la question, je n’ai aucune réponse. Je vais continuer à me renseigner sur le sujet. Je vous pose juste le constat là, parce que je suis certaine qu’on est beaucoup à vivre et à ressentir cette triste réalité. Ce qui est dommage, c’est qu’on fait assez de mal à notre continent. Pourtant, si on se soutenait mutuellement, on pourrait créer un continent de femmes fortes. N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez !



Je vais clôturer cet article avec les paroles que ma mère me disait tout le temps : « Kouni Mra », qui veut dire en arabe « Sois une femme ». Et ces quelques mots ont toujours eu une signification très forte pour moi ! Par-là, elle souhaitait me faire comprendre, dès mon plus jeune âge, qu’une femme forte, c’est plus puissant qu’un homme, c’est plus puissant que n’importe quoi ! Et j’espère que vous-mêmes vous en êtes conscientes.

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