Le pouvoir des mots

Il faut accepter que les mots soit plus que des mots. Ils reflètent qui vous êtes, vos intentions et peuvent transformer votre vie si vous prêtez attention à la manière dont vous vous parlez et dont vous vous adressez au monde.

Au même titre que des actions comme bien manger, aller au sport ou s’instruire, la façon dont vous utilisez les mots aura une répercussion positive ou négative sur votre vie.

L’importance des mots dans l’éducation,


Commençons par la place des mots dans l’éducation, lorsqu’on s’adresse à son enfant ou à un enfant en général. Vous savez bien que petits, ils sont comme des éponges. Ils absorbent aussi bien nos émotions que nos paroles.

Pour comprendre, imaginez que toute votre vie, vos parents et votre cercle familial vous aient toujours dit que vous pouviez tout accomplir et tout réussir. Imaginez que jamais dans votre éducation, on ne vous ait embrouillé l’esprit avec des doutes ou des peurs. N’aurait-ce pas été magnifique et puissant ? 


Je m’explique. Imaginez deux enfants de deux mères différentes. Ils sont dans la même classe et tous les deux ramènent une mauvaise note, d’après les normes du système scolaire, comme un 9/20 par exemple.

  • La première mère réagit à cette note en disant à son fils à quel point ce n’est pas bien et qu’il aurait dû réviser. Elle lui crie dessus et lui en met plein la figure parce que cette note est mauvaise.
  • La seconde mère réagit différemment. Elle dit à son enfant que ce n’est pas grave et lui demande ce qui s’est passé et ce qui l’a bloqué. Elle lui dit qu’il fera mieux la prochaine fois car au moins il sait aujourd’hui où sont ses lacunes et qu’il peut les travailler et s’exercer.

Qu’est-ce qu’on peut dire de cette expérience ? On s’imagine très bien que dans le premier cas, l’enfant est non seulement frustré de ne pas avoir réussi son contrôle mais qu’en plus il devra porter le sentiment d’avoir déçu sa mère. Il remet alors en question sa propre personne et commence à se dire qu’il est nul, qu’il n’est pas fait pour cette matière et qu’il ne le sera jamais. Il se dit que les autres valent mieux que lui et que de toute façon il n’est qu’une déception. Si ce schéma se reproduit fréquemment, il intègrera sincèrement ces pensées et toute sa vie il se contentera d’être médiocre parce que de toute façon il a toujours été nul. 

Dans le second cas, l’enfant apprend à mettre son égo et sa déception de côté car ce n’est pas ce qui compte. Il accepte la leçon et arrête de se juger. Grâce aux mots de sa mère, il cherche où était ses faiblesses et il sait qu’il peut travailler pour faire mieux la prochaine fois. Un 9/20 dans une vie, contrairement à ce que nous font croire les normes, ça ne devrait pas être grave ! Il s’agit juste d’un constat, d’un point de départ qu’on peut décider d’améliorer ou pas.


Ma fille par exemple, elle n’a pas de bonnes notes à l’école, c’est-à-dire qu’elle est en dessous de la moyenne. Selon les normes du système scolaire, elle est jugée comme nulle. Quand je suis convoquée par ses professeurs je m’y rends. Je reste calme parce que je suis ouverte à la discussion. Et je les écoute… déballer tous les défauts de ma fille. Et ce qui me gêne, c’est qu’à aucun moment quiconque ne relève quelque chose de correct ou de bien. Et alors je me dis, heureusement que je connais ma fille ! Heureusement que j’ai la chance de passer du temps avec elle et que je sais que parfois elle est tête en l’air mais qu’elle fait toujours de son mieux et que nous travaillons ses devoirs ensemble. Parce qu’imaginez un parent qui ne passe pas de temps avec sa fille, qui ne fait pas les devoirs avec elle et qui n’a que la version des professeurs. Il va rentrer gronder sa fille et le schéma du cas 1 va se mettre en place.


Quand les professeurs ont fini de me faire la liste des choses qui ne vont pas avec ma fille, moi je leur demande si à côté de ça, ils ont perçu sa capacité à inventer des histoires ? Est-ce qu’ils se rendent compte de sa créativité ? De son imagination incroyable ? De ses dessins ? Et ce qu’ils considèrent comme faire la pitre, est-ce qu’ils ont compris que ça cachait sa capacité à faire rire et à jouer la comédie incroyablement bien ? 


Peut-être qu’en lisant ça, vous pensez « oui c’est cool mais ça ne l’amènera à aucun métier ». C’est là toute l’erreur et la bêtise humaine ! Évidemment que ça peut devenir un métier. Comment les artistes (acteurs, chanteurs, comédiens) ont-ils commencé ? Ce talent peut se cultiver et devenir une qualité au-même titre qu’être le meilleur mathématicien du monde. Dans le monde d’aujourd’hui, faire la comédie et être créative peuvent être de vrais métiers. Être artiste n’est pas plus absurde ou irréaliste ou risqué qu’être vétérinaire, maîtresse ou technicienne beauté. Le seul problème c’est qu’on essaye de la frustrer en lui disant qu’elle est nulle à l’école, qu’elle fait des fautes d’orthographes et qu’elle n’est pas bonne en calculs mentaux. Moi, par mes mots, je la laisse trouver sa voie et je la laisse prendre confiance. Elle apprendra les mathématiques quand elle aura besoin de compter son argent ahah ! Et quand elle aura besoin de rédiger des choses, elle pourra faire relire par quelqu’un ou apprendre. Ça s’apprend. Toute la vie, on peut apprendre. C’est aussi ça le pouvoir des mots, c’est veiller et surveiller son langage pour que nos enfants grandissent avec des pensées positives et qu’ils se disent que rien n’est impossible, que rien n’est trop dur, que rien n’est hors de leur portée ou inaccessible. Pour moi c’est la base, c’est très important !


Un autre exemple, c’est mon fils. Aujourd’hui mon fils il aime énormément les jeux vidéo. Ce n’est pas forcément quelque chose que les parents affectionnent. On pense toujours que ça rend bête et que c’est une activité connotée négativement. En tant que parent, on peut avoir peur que ça les enferme dans une bulle ou que ça les rende violent. Sauf qu’encore une fois, en tant que parent, je pense que c’est à nous de veiller à ce que notre enfant soit épanoui et fier de sa passion. C’est hors de question que je l’éduque dans la croyance qu’une activité est mieux qu’une autre. Si à longueur de journée, je disais à mon fils que les jeux vidéo était nuls et qu’il devrait arrêter, alors il se sentirait frustré et il se dira « je déçois ma mère. Je suis bête parce que j’aime les jeux vidéo, j’aime les choses de looser ».  Moi j’ai décidé de le laisser jouer et de l’accompagner. Je lui ai dit qu’il pouvait jouer, tant qu’il ne passait pas à côté de la vie réelle et qu’il savait s’organiser. Comme ça, je le pousse à apprendre à s’organiser pour pouvoir jouer tout en honorant ses responsabilités, parce que dans la vie on a toujours des obligations (école, tâches à la maison).

En agissant ainsi, je suis certaine que mon fils grandira sans être frustré et en ayant confiance en lui. Aujourd’hui, il me dit même qu’il veut créer des jeux vidéo, et comme pour ma fille, je lui dis à quel point crois en lui et que ça peut être un vrai métier. Donc je l’encourage et je lui dis que c’est super. Et vous savez quoi ? Quand je lui demande s’il s’est renseigné sur les débouchés, il me dit « oui » et avec des étoiles dans les yeux, il me montre tous les métiers possibles dans l’univers des jeux vidéo. Je ne sais pas si vous vous rendez compte qu’à 8 ans, il s’est déjà renseigné, sur Internet ou sur YouTube et qu’il regarde les gens vivre de leur passion, de sa passion qui est de créer des jeux vidéo. Il peut même me parler pendant des heures du travail derrière la création d’un jeu vidéo, des coûts de production et des différents métiers. La force du pouvoir des mots : en encourageant toujours mon fils, en lui laissant prendre sa place et en le laissant s’accepter dans son entièreté, il n’y a aucune raison pour qu’il ne s’épanouisse pas. C’est incroyable non ?


Réinitialiser son cerveau,


Abordons maintenant l’exemple d’un adulte qui n’a pas eu forcément la chance d’avoir des parents qui ont su lui parler quand il était petit. Prenons l’exemple d’un adulte lambda qui s’est toujours restreint de croire en ses rêves et qui au lieu de vivre sa vie l’a subi car il n’a aucune estime de lui-même.

Ce manque de confiance en lui va le suivre et faire qu’il baissera les bras et qu’il se vexera à chaque fois qu’on lui fera des remarques. Ici on a un exemple typique des conséquences d’une éducation ou d’un environnement où les mots n’ont pas été positifs, ce qui a engendré des pensées négatives.

Si c’est votre cas, ne vous dites jamais qu’il est trop tard. Le cerveau est incroyable il peut se reprogrammer, se réinitialiser : on efface tout et on recommence. Évidemment, c’est plus long que si toute l’éducation avait été positive, mais c’est possible. J’en suis la preuve parce que j’ai été une personne frustrée, pas du tout proactive et qui se braquait dès qu’on me disait non. J’étais la meilleure à pointer du doigt les facteurs autour de moi. Mais quand on est adulte, au bout d’un moment, peu importe son éducation on peut se reprendre en main et se dire que sa vie ne dépend plus que de soi ! Quand on est adulte il faut arrêter de se plaindre, arrêter de blâmer ses parents, son origine ou d’où l’on vient parce que les excuses ne font jamais avancer. 

Par quoi commencer ? Sa confiance en soi. Ça peut paraître bateau mais c’est la base. Il faut débuter par se créer un état d’esprit de battante et se convaincre qu’on a le droit et la capacité de réussir peu importe ses rêves, d’où l’on démarre ou son secteur d’activité. On a le droit de rêver ! Et qu’on ait des amis, de la famille, un chéri ou rien de tout ça, il faut apprendre à se booster seule. Il faut que votre confiance ne dépende que de vous.


Comment faire concrètement ?


Commencez petit. Tous les matins, regardez-vous dans un miroir et parlez-vous (non je ne suis pas folle !). Complimentez-vous et dites-vous à quel point vous vous aimez, à quel point vous êtes belles. Écrivez ou dites à voix hautes vos rêves et vos ambitions pour qu’ils soient entendus et plus seulement dans votre imagination. Le cerveau doit s’entendre parler ou lire. Il doit entendre son âme et son esprit être positifs. C’est un premier pas pour devenir actrice de votre vie. Ne vous mentez pas, c’est un travail à long terme mais votre cerveau finira par croire et intégrer tout ce que vous vous disiez machinalement.

Puis, cultivez cette confiance en vous et renseignez-vous sur le développement personnel. Google, les livres ainsi que ce blog j’espère, seront vos meilleurs amis. Au même titre que vous faites des soins, que vous faites du sport ou que vous mangiez bien, nourrissez votre esprit de bonnes choses, de pensées positives. Tant que vous ne vous aimez pas, tant que vous n’avez pas confiance en vous, vous ne réussirez jamais à dépasser cette vitre transparente qui vous sépare de vos rêves.


Appliquer le pouvoir des mots aux autres,


On ne va pas se mentir, nous sommes dans un monde où la critique est facile. Tout de suite les gens ont tendance à pointer le problème et à chercher le défaut d’autrui. Avez-vous vraiment envie de faire partie de ces personnes-là ? Quand on sait qu’avec de simples mots, un sourire ou un geste amical on peut contribuer à faire sourire quelqu’un, je ne comprends pas pourquoi on ne le fait pas plus souvent ? Dans mon salon par exemple, je ne suis jamais avare de compliments. Quand une cliente est bien habillée ou que je trouve qu’elle a de beaux yeux je lui dis, ça lui donne le sourire et c’est incroyable ! Ensuite imaginez qu’elle rentre chez elle toute heureuse et que devant le miroir elle se dise « c’est vrai que j’ai des beaux yeux ». N’avez-vous pas envie de participer à ça ? C’est tout bête mais des mots bienveillants couplés à de la sincérité sont un vecteur de force et de positivité incroyable. C’est important de complimenter les autres avant de se plaindre que personne ne vous complimente. Commencez à être le changement.

De plus, quand vous faites plaisir à quelqu’un vous pouvez être certaine de vous faire plaisir à vous-même : vous vous sentez légère, vous vous aimez d’être bienveillante, et ça fait effet boule de neige. Quand vous savez que vous êtes quelqu’un de bien, peu importe ce que vous entendez autour, les critiques sur vos habits, sur votre corps, sur votre physique, ou sur votre façon de parler, tout ça ne compte plus parce que vous savez qui vous êtes. J’étais soumise et je le suis encore, à tellement de critiques mais aujourd’hui je m’en fiche car je me définis seulement comme je le veux et comme je me vois.

Je suis une personne positive, belle, j’aime mon physique, mon cœur et ma mentalité. Je me trouve intelligente, j’ai de l’imagination et la liste des qualités que je m’octroie est encore longue. Peut-être que là vous vous dites « mais elle se prend pour qui ? » mais en fait ça ne changera rien. Et ça c’est une force incroyable qui se base sur la confiance en soi et sur le fait de s’aimer et de se définir comme vous le souhaitez sans que ça ne dépende de l’opinion de personne d’autre. Cette confiance me permet de me sentir légère et bien dans ma tête, je suis en paix avec moi-même, et les critiques ne m’atteignent plus du tout.

C’est tout ce que je vous souhaite !



Remplacer les mots négatifs par des mots positifs,


Pour réinitialiser son cerveau, il y a des mots à bannir totalement de votre vocabulaire. Commencez par être attentives à la façon dont vous vous parlez et dont vous parler aux autres et commencer à faire attention à chaque mot utilisé :

Ne dites jamais « je vais essayer », dites « je vais le faire »

Ne dites jamais « je ne sais pas si je suis capable » mais dites « je vais faire de mon mieux »

Nourrissez votre cerveau de mots positifs, ambitieux et motivants.



Voilà, la balle est dans votre camps, votre vie vous appartient ! 

Soyez conscient de la négativité qui vous entoure et remplacez-la par la positivité. Faites bon usages de vos mots car ils construisent votre réalité !

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