Être son propre patron

Hello les filles ! Aujourd'hui, je vais parler d'un sujet qui fait partie intégrante de mon identité : l'entrepreneuriat. Comme vous savez, de mon salon à ma marque de maillots de bains, j'ai plusieurs activités à mon actif.
J'adore entreprendre, me surpasser et voir mes projets évoluer.
Je suis heureuse quand mes clientes sont satisfaites, je suis heureuse quand mes élèves progressent et je suis comblée quand j'atteints mes objectifs. Ça me rend fière !

Si vous ne l'avez pas encore remarqué, nous vivons dans une ère où l'entrepreneuriat est très présent.

Je fais partie de cette génération et de ceux qui ne voulaient pas se satisfaire d'un « les perspectives d'évolution sont assez minces, vous allez devoir patienter ». Bien sûr, je ne pense pas que cela corresponde à tout le monde et je n'incite personne à tout quitter alors que vous vous sentez bien dans votre entreprise. Parce que oui, il y a certaines personnes qui sont plus qu'heureuses d'être Employé, d'avoir un salaire fixe et une stabilité financière qui leur assure sécurité. Et tant que vous êtes heureux, c'est ce qui compte.
Pour ma part, ce n'était pas le cas et je souhaitais donc vous partager mon expérience afin qu'elle puisse vous aider.

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Commençons par mon parcours.
Aujourd'hui j'ai 30 ans et je suis ma propre patronne. Avant d'être cheffe d'entreprise, j'ai travaillé dans la restauration et dans la vente. Mon dernier emploi ? C'était chez Zara ! Je n'ai jamais roulé sur l'or et je gagnais approximativement 1000€ par mois. Il y a même une époque où je touchais 600€ par mois. Mon quotidien était simple : mes enfants, le boulot et le sport. Beaucoup de sport. J'aimais ma vie parce que j'étais entourée des bonnes personnes. Même si je ne touchais pas un salaire extraordinaire, puisque j'avais ma famille et mes amis, j'étais heureuse.
Sur le plan professionnel par contre, c'était différent. Je n'arrivais à garder un boulot. Ce n'était pas parce que je me faisais virer, loin de là au contraire. Le problème venait de moi et de ma saleté d'égo ! Je démissionnais parce qu'à chaque fois, je me lassais du manque d'évolution. J'arrivais au maximum de ce que je pouvais et on ne me laisser pas aller plus loin. C'était frustrant. Quand il n'y avait plus de challenge, je démissionnais. Au bout d'un moment, ça m'a vraiment porté préjudice. Je sentais bien que lorsque je passais des entretiens, soit les employeurs ne m'embauchaient pas parce qu'ils ne me faisaient pas confiance en voyant sur mon CV que j'enchainais les démissions soit parce qu'ils se sentaient menacés par ma trop grande motivation de gravir les échelons et de devenir responsable. C'est paradoxal hein ?

Je commençais à en avoir marre de déposer des CV à droite, à gauche et à attendre qu'on me rappelle pour un entretien. Mais les factures continuaient à tomber alors à un moment donné je me suis dit « il va quand même falloir se faire de l'argent rapidement et facilement ». C'est là que l'idée des ongles m'est venue. J'y voyais une opportunité de gagner rapidement de l'argent en faisant les ongles à domicile. Je me disais que j'avais juste besoin d'un peu de matériel et de faire une formation. Je me disais que j'irais chez les clientes et que je me ferais 20€ par-ci par-là et que c'était bon. J'avais vraiment cette petite mentalité au départ de ramasser un peu d'argent rapidement, facilement, sans bâtir quoi que ce soit !

À l'époque je me souviens, j'avais 500€ de côté. Je me suis dit soit je les garde et je finis le mois avec, soit je me paye une formation de prothésie ongulaire et je me lance. C'est ce que j'ai fait ! Forcément au début ce n'était pas facile, j'ai dû me créer une clientèle et me faire connaître. J'ai commencé par des prix vraiment imbattables : 10€ la pose !! Mais je m'en fichais car à ce moment je voulais juste avoir de l'argent pour vivre. Il n'y avait aucune ambition derrière, aucun projet. Dans l'optique de me faire un complément supplémentaire, je me suis intéressée aux extensions de cils. J'ai fait une première formation qui s'est révélée être une catastrophe. Clairement, j'étais nulle.


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Mes premières clientes n'étaient pas satisfaites, j'ai eu plein de mésaventures. J'ai eu des débuts très compliqués. Mais c'est normal non ? Quand on apprend à marcher, au début on tombe puis on réessaye et on persiste et on finit par courir. C'est ce que j'ai fait. J'ai travaillé, je me suis perfectionnée et j'ai commencé à me faire une place. Comme vous pouvez le constater, et je risque d'en choquer quelques-unes, au départ l'esthétisme n'était pas du tout une passion ! Je suis un peu tombée dedans par hasard, en voulant me faire de l'argent. Aujourd'hui, après 6 ans d'activité, je suis passionnée par ce que je fais évidemment ! Mais il faut savoir, que c'est sûrement plus dû à mon caractère qu'au secteur de l'esthétisme lui-même. En fait, je suis quelqu'un de tellement rigoureuse, curieuse et dévouée que soit je fais les choses à 100% soit je ne les fais pas du tout. Ce que je veux dire par là, c'est que même quand je travaillais pour un patron, au Macdo ou au KFC, je le faisais à fond ! Je n'aime pas bâcler ce que je commence, je me donne au maximum et je fais les choses bien. Je pense que cela vient du côté compétition que j'ai pu développer en faisant beaucoup de sport. Ça m'a rendu combattive et j'en suis fière ! Depuis toute jeune, j'ai toujours été poussée à être la première et donner le meilleur. Je pense que j'ai beaucoup de chance d'avoir eu cette éducation parce qu'aujourd'hui, peu importe ce que j'entreprends j'ai toujours envie d'en faire plus. Je sais qu'il y a meilleurs que moi, je sais qu'il y a mieux, mais ma mentalité fait que je ne peux pas accepter cette réalité sans agir. J'ai cette force et cette volonté de me dire Ok ! Va chercher plus loin ! Fais ce qu'ils n'ont pas fait ! Apporte quelque chose de nouveau ! Et aujourd'hui, cette combativité je la mets au service de l'esthétisme mais demain ça pourrait être autre chose. Vous voyez ce que je veux dire ? 
Pour en revenir à mon parcours, j'ai délaissé les ongles et je me suis finalement tournée vers les cils car c'était une activité que je trouvais beaucoup plus tranquille que la pose d'ongles, dans le sens où la cliente fermait les yeux, se relaxait et me laissait travailler. Je me suis donc retrouvée à faire les cils puis les sourcils.

 

Les organismes vous disent non !

 

 

Après 4 ans à domicile et une activité plutôt pérenne, j'ai eu envie d'ouvrir mon salon. J'avais envie d'évoluer. J'ai donc contacté l'Adie, qui est un organisme qui est censé aider les entrepreneurs à développer leur activité. Le principe de cet organisme est de former en 1 mois, à des compétences techniques telles que la comptabilité, monter son businessplan, faire un prévisionnel, comprendre les termes juridiques... Puis, lorsque l'Adie croit en votre projet, il vous le finance. Dans ma promotion, nous étions 10 si je me rappelle bien, et 9 projets ont été financés. Tous. Sauf le mien. Selon eux, il n'était pas viable, ce n'était pas possible de gagner l'argent du prévisionnel juste en faisant des extensions de cils. L'année d'après je suis revenue. On m'a redit non une deuxième fois. Ils ne voulaient pas m'aider financièrement et ils m'ont suggéré de continuer les prestations à domicile. Et vous savez ce que ce refus a titillé ? Mon égo évidemment !

Comme je vous ai dit, quand on ne croit pas en moi, je développe une capacité incroyable à vous montrer que vous avez tort. Aujourd'hui, des gens vont voir l'Addie pour se faire financer des formations chez moi.

Ah oui ! J'ai oublié de préciser que l'Adie est un organisme qui vient en aide à ceux qui n'ont pas la chance d'obtenir un prêt à la banque. Donc bien évidemment, les banques aussi m'avait dit non avant. Finalement, j'ai tout fait toute seule, j'ai travaillé dur pour mettre de l'argent de côté et j'ai fini par trouver un local à louer. J'ai eu beaucoup de chance qu'un propriétaire très gentil me fasse confiance et aujourd'hui, il ne le regrette absolument pas car 0 impayés jusqu'à maintenant.
Actuellement, je suis fière de mon salon. L'activité est stable, le nombre d'abonnés ne cesse d'augmenter, les réservations sont full et j'ai des clientes régulières. J'en profite d'ailleurs pour vous remercier de votre fidélité .




 

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Ce que je veux vous dire et vous faire comprendre par cet article, c'est que si vous avez une idée en tête, arrêtez de trop réfléchir. On finit par se mettre des freins, par avoir peur et par se poser trop de question : Mais si ? Mais comment ? Mais pourquoi ? Agissez, et vous verrez ce que ça donne. Aujourd'hui je m'entoure de professionnels, je réfléchis et j'étudie les meilleures stratégies car j'investis de l'argent et que je suis à un stade où je souhaite grandir. Mais si, plus jeune j'avais trop réfléchi, trop analysé, je n'en serais pas là.

Si vous décidez de vous lancer, n'oubliez pas que ce ne sera pas un chemin simple et qu'il faudra y mettre corps et âme. Sur les réseaux sociaux, ça peut sembler facile de lancer son business, mais croyez-moi c'est du travail, de la sueur et de la volonté avant tout. Les premiers temps, je ne me dégageais aucun salaire ! Contrairement à ce que beaucoup de gens pensaient par rapport à ce que je partageais sur les réseaux sociaux, je ne roulais pas sur l'or. Non, pas du tout. J'ai gagné de l'argent grâce à mon business mais je réinvestissais tout ! Puisque je devais pallier au fait que je n'avais pas obtenu de crédit à la banque, mon but premier c'était d'investir dans la création de mes produits, dans la création de mes manuels et dans l'ameublement de mon salon. Là, on rentre bientôt dans la troisième année, et ce n'est que maintenant que je commence à me verser un salaire.
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Si j'ai un conseil à vous donner,


 ce serait de déléguer ce que vous ne savez pas faire et s'entourer. Aujourd'hui que j'en ai les moyens, je m'entoure de professionnels. Pour la comptabilité par exemple, je fais appel à un expert-comptable. Les chiffres etc etc c'est vraiment quelque chose que je ne pourrais pas faire. J'apprends au fur et à mesure évidemment, et je cherche à comprendre mais ce n'est pas mon métier.  Soyez humble, reconnaissez vos forces mais également vos faiblesses. Moi, je sais que je n'ai pas fait les études pour faire ce que ces gens font. Très bien. De toute façon je ne suis pas faite pour ça. Je suis une businesswoman, je suis là pour créer des choses, investir et faire de l'argent. Chacun ses forts ! Et me créer une équipe compétente comme cela, c'est quelque chose qui me plaît. Évidemment, je garde toujours une vision globale de mes différentes activités et je valide ou non. Mais j'ai toujours, et j'aurais toujours des gens qui travailleront avec moi.

 

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Enlevez-vous les doutes et les peurs de votre tête !

 Toutes les pensées négatives que vous vous infligez sont un mauvais départ.
Si vous commencez déjà par vous dire Oui mais !
 C'est mort, vous partez défaitiste et cette négativité se manifestera inévitablement à un moment ou à un autre. Par contre si vous vous dites tous les jours C'est possible de... Je vais réussir à faire ça... Je vais faire ça... Si vous vous répétez que vous êtes capable de faire quelque chose alors vous y croirez de plus en plus et vous déplacerez des montagnes. C'est vraiment un conseil que je vous recommande dans tous les aspects de votre vie, aussi bien professionnellement que personnellement : faites attention aux mots que vous employez. D'ailleurs, le pouvoir des mots est un principe sur lequel je vous recommande fortement de vous renseigner.

Bref, croyez en vous et si ce n'est pas le cas, changez, évoluez et grandissez ! De toute façon, le mot d'ordre pour réussir c'est le changement. Cela implique de la rigueur et de la persévérance. Il n'y a plus de place pour des Je vais essayer de.. NON ! Désormais dites-vous Je vais. Que ce soit pour se mettre au sport, travailler plus, ne plus dépenser d'argent, ne plus boire d'alcool... Peu importe vos ambitions, quand vous voulez, il faut le faire jusqu'au bout. Il ne faut même plus qu'il y ait des délais genre À partir de la semaine prochaine. Il faut une mentalité de winner, contrôler son mental et ses actions.

 

Préparez-vous à vivre les montagnes russes.

Pour finir, préparez-vous à vivre les montagnes russes, à rencontrer des difficultés et à se retrouver face à des échecs cuisants. Mais je peux vous garantir que l'aventure en vaut la chandelle. Sincèrement, avec du recul, je suis fière de tout mon parcours, de tout ce que j'ai pu faire. Je suis fière d'avoir travaillé à Macdo, au KFC, à Zara parce que toutes ces expériences ont été enrichissantes. J'ai compris que j'étais une battante, une bosseuse et courageuse.

Si je devais refaire quelque chose, je referai tout de la même manière. Même les fautes qui ont failli faire couler mon entreprise je les referai parce qu'aujourd'hui j'ai appris les pièges à ne pas reproduire. Tout ça m'a permis d'avancer.

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